{"id":2518,"date":"2017-07-02T15:33:01","date_gmt":"2017-07-02T15:33:01","guid":{"rendered":"http:\/\/fdrt.net\/wordpress\/?p=2518"},"modified":"2025-06-09T13:43:01","modified_gmt":"2025-06-09T13:43:01","slug":"pensees-vagabondes-76-le-chien-du-mendiant","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.fredericdrouot.fr\/?p=2518","title":{"rendered":"Pens\u00e9es vagabondes&#8230; 76. Le chien du mendiant"},"content":{"rendered":"<blockquote>\n<p style=\"background: white;\"><span style=\"font-family: 'Calibri','sans-serif'; color: black;\">Une trilogie, \u00e7a a bien quatre volets\u00a0n&rsquo;est-ce pas ?<\/span><\/p>\n<\/blockquote>\n<p><!--more-->Les trois amis sortirent dans la rue, tout excit\u00e9s encore par la grande comp\u00e9tition sportive \u00e0 laquelle ils venaient de participer par une consommation assidue de bi\u00e8re et de bretzels.<\/p>\n<p>Tout tonitruants car \u00ab la victoire, c\u2019est comme la d\u00e9faite, \u00e7a se f\u00eate ! \u00bb, ils arriv\u00e8rent sur la Grand\u2019 Place qu\u2019ils venaient de d\u00e9cider de nettoyer en chassant le mendiant qui s\u2019y trouvait habituellement. Ils n\u2019y virent pas le mendiant, mais seulement son chariot et ses hardes, ce qui \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 un butin honorable \u00e0 incendier.<\/p>\n<p>Le premier s\u2019avan\u00e7a arborant fi\u00e8rement le briquet de luxe qu\u2019il avait subtilis\u00e9 hier sur une table de l\u2019estaminet du coin. Mais un chien s\u2019interposa, montrant les dents, grognant, h\u00e9rissant les poils et pr\u00eat \u00e0 sauter. L\u2019homme recula.<\/p>\n<p>Le plus \u00e2g\u00e9 des trois s\u2019avan\u00e7a, arm\u00e9 de sa canne : \u00ab Tu vas voir ce que tu vas voir, tu ne sais pas \u00e0 qui tu as affaire ! \u00bb Et il ass\u00e9na au chien trois coups de canne qui l\u2019envoy\u00e8rent, assomm\u00e9, quelques pas plus loin. Avant d\u2019aller porter le coup de gr\u00e2ce au fauve qui l\u2019avait d\u00e9fi\u00e9, l\u2019homme but fi\u00e8rement une derni\u00e8re goul\u00e9e de bi\u00e8re et avala un dernier bretzel. Le bretzel se prit dans sa gorge et il crut s\u2019\u00e9touffer. C\u2019\u00e9tait un homme de conviction et donc, il s\u2019\u00e9touffa.<\/p>\n<p>Pendant que les deux amis tentaient de r\u00e9animer leur comp\u00e8re avec des bretzels et de la bi\u00e8re, le mendiant s\u2019\u00e9clipsa avec ses bagages et ce chien qu\u2019il ne connaissait pas. Car il \u00e9tait pr\u00e9sent depuis le d\u00e9but mais, on le sait depuis ce jour-l\u00e0, l\u2019exc\u00e8s de bretzels trouble la vision. Le mendiant alla jusqu\u2019au parc o\u00f9 il ranima le chien avec l\u2019eau d\u2019une fontaine.<\/p>\n<p>Un enfant qui passait par l\u00e0 avec sa m\u00e8re demanda \u00ab pourquoi le chien il \u00e9tait malade \u00bb. Il lui tendit un g\u00e2teau et lui fit une caresse, ce qui r\u00e9tablit le chien en quelques minutes. Et le chien joua toute l\u2019apr\u00e8s-midi avec les enfants du parc. Les mamans s\u2019\u00e9tonnaient de son intelligence car il comprenait tout ce que disaient les enfants, les mamans et les mendiants.<\/p>\n<p>A la fermeture, le mendiant contempla la moisson de \u00ab\u00a0petites pi\u00e8ces\u00a0\u00bb du jour. Jamais il n\u2019en avait eu autant, une vraie fortune ! Il chercha des yeux \u00ab\u00a0son\u00a0\u00bb chien, mais ne le vit plus. Au dernier endroit o\u00f9 il se trouvait, le vent fit voler un coupon du Lot Tout Sportif du Foot National. Ce n\u2019est que le lendemain qu\u2019il s\u00fbt que c\u2019\u00e9tait le coupon gagnant du Grand Tirage\u00a0Europ\u00e9en : une vraie fortune !<\/p>\n<p>Les deux amis n\u2019ont pas pu ranimer le plus \u00e2g\u00e9, qui se pr\u00e9senta \u00e0 Dieu le soir m\u00eame : \u00ab Tu vas voir ce que tu vas voir, tu ne sais pas \u00e0 qui tu as affaire ! \u00bb<br \/>\nMais il dut faire la queue, comme tout le monde, car Dieu s\u2019\u00e9tait absent\u00e9.<\/p>\n<p>Il s\u2019\u00e9tait rendu sur la terre o\u00f9, pour que personne ne le reconnaisse, il s\u2019\u00e9tait habill\u00e9 en chien.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Philippe<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une trilogie, \u00e7a a bien quatre volets\u00a0n&rsquo;est-ce pas ?<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"ngg_post_thumbnail":0,"footnotes":""},"categories":[18,142],"tags":[141],"class_list":["post-2518","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-blogging","category-pensees-vagabondes","tag-pensees-vagabondes"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.fredericdrouot.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2518","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.fredericdrouot.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.fredericdrouot.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.fredericdrouot.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.fredericdrouot.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2518"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/wp.fredericdrouot.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2518\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2594,"href":"https:\/\/wp.fredericdrouot.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2518\/revisions\/2594"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.fredericdrouot.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2518"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.fredericdrouot.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2518"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.fredericdrouot.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2518"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}