{"id":2546,"date":"2017-07-02T15:49:47","date_gmt":"2017-07-02T15:49:47","guid":{"rendered":"http:\/\/fdrt.net\/wordpress\/?p=2546"},"modified":"2025-06-09T13:42:32","modified_gmt":"2025-06-09T13:42:32","slug":"pensees-vagabondes-86-les-jeux-dhiver","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.fredericdrouot.fr\/?p=2546","title":{"rendered":"Pens\u00e9es vagabondes&#8230; 86. Les jeux d\u2019hiver"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Avec une grande nouvelle, car de longues recherches ont enfin permis de d\u00e9couvrir l&rsquo;origine des jeux d&rsquo;hiver!<\/p><\/blockquote>\n<p><!--more-->Chaque hiver, les soldats entretiennent leur moral et leur force physique par une comp\u00e9tition sportive tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9e du public, et commun\u00e9ment appel\u00e9e les jeux du Royaume.<\/p>\n<p>Comme de coutume, le G\u00e9n\u00e9ral fit noter le nom des soldats s\u00e9lectionn\u00e9s par chaque chef de milliers pour repr\u00e9senter leur millier dans les \u00e9preuves classiques d\u2019adresses, de vitesse et d\u2019agilit\u00e9 (tir \u00e0 l\u2019arc, port de message \u00e0 la course, grimp\u00e9 de murailles, etc.).<\/p>\n<p>Une \u00e9preuve appr\u00e9ci\u00e9e \u00e9tait celle des catapultes. Un soldat devait choisir douze pierres au maximum au pied de la catapulte-d\u00e9part, ranger soigneusement ces pierres sur un bouclier de bronze, porter le tout sur l\u2019\u00e9paule vers la catapulte-arriv\u00e9e au pied de laquelle il devait poser<br \/>\nle bouclier et son chargement. Bien entendu, la chute d\u2019une pierre \u00e9tait \u00e9liminatoire, ce qui n\u00e9cessitait pour le vainqueur l\u2019intelligence du choix de pierres qui se bloqueront mutuellement, en plus de l\u2019adresse et de la force pour le transport sans incident. A l\u2019arriv\u00e9e, le bouclier le plus lourd d\u00e9signait le vainqueur de l\u2019\u00e9preuve.<\/p>\n<p>Sur les conseils de l\u2019Ambassadeur de Gr\u00e8ce, o\u00f9 de tels jeux sont \u00e9galement organis\u00e9s tous les quatre ans au pied d\u2019une montagne sacr\u00e9e, on ajouta des \u00e9preuves de lutte, de lancer de javelots et de lancer de poids. Le G\u00e9n\u00e9ral dut donc pr\u00e9voir les r\u00e8gles pr\u00e9cises qui d\u00e9termineront avec impartialit\u00e9 les vainqueurs de ces comp\u00e9titions nouvelles.<\/p>\n<p>La comp\u00e9tition de javelots \u00e9tait un grand classique de l\u2019arm\u00e9e, ce qui facilita le travail du G\u00e9n\u00e9ral : plusieurs lanceurs jettent vers l\u2019athl\u00e8te en comp\u00e9tition un grand nombre de javelots, que le sportif peut librement esquiver ou arr\u00eater. Le vainqueur est le soldat qui arr\u00eate douze javelots dans le temps le plus court, par un usage appropri\u00e9 de son bouclier et de sa cuirasse. Le poids de sable \u00e9coul\u00e9 \u00e0 travers un sablier durant l\u2019\u00e9preuve d\u00e9partageait les concourants.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9preuve de lancer du poids, similaire mais en rempla\u00e7ant les lanceurs de javelots par des catapultes, n\u2019eut pas un grand succ\u00e8s populaire car la faible cadence de tir des catapultes nuisait \u00e0 la fluidit\u00e9 du spectacle.<\/p>\n<p>Pour l\u2019\u00e9preuve de lutte, le G\u00e9n\u00e9ral dut \u00e9crire des r\u00e8gles pr\u00e9cises afin que les combats se d\u00e9roulent loyalement. Les athl\u00e8tes pouvaient d\u00e9fier successivement trois animaux de leur choix, parmi les grands classiques (panth\u00e8res, lions, buffles, crocodiles ou rhinoc\u00e9ros). Ils devaient ensuite les ma\u00eetriser \u00e0 armes \u00e9gales. Ainsi, le sportif a le droit de mordre un lion, une panth\u00e8re ou un crocodile, mais pas un buffle ni un rhinoc\u00e9ros. Il porte une cuirasse l\u00e9g\u00e8re contre les lions dont la peau est plus dure que celle de l\u2019homme et une cotte de mailles contre les crocodiles. Une armure compl\u00e8te est autoris\u00e9e contre les rhinoc\u00e9ros, mais son usage semble \u00eatre un handicap plus qu\u2019une aide. Contre les buffles, le soldat peut s\u2019il le d\u00e9sire porter un casque arm\u00e9 de deux cornes. Une seule corne est autoris\u00e9e contre les rhinoc\u00e9ros.\u00a0Contre les lions et les panth\u00e8res, le soldat peut s\u2019aider d\u2019une paire de gants griff\u00e9s.<\/p>\n<p>Le combat est gagn\u00e9 si l\u2019animal se soumet en se couchant sur le dos ou en prenant la fuite. Si\u00a0l\u2019animal ne se soumet pas, il faut le combattre jusqu\u2019\u00e0 sa mort, c\u2019est pourquoi on ne choisit parmi les adversaires que des b\u00eates qui se mangent. Le combat est perdu si le sportif sort de l\u2019ar\u00e8ne ou sur d\u00e9cision des juges-arbitres en cas de blessure du sportif. Le vainqueur de l\u2019\u00e9preuve est celui qui, au poids, a maitris\u00e9 le plus d\u2019adversaires en trois combats.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re ann\u00e9e, le vainqueur fut le fils du G\u00e9n\u00e9ral, qui terrassa un buffle pour chacun de ses deux premiers d\u00e9fis. Fatigu\u00e9 car le deuxi\u00e8me buffle \u00e9tait vraiment \u00e9norme, il dut se contenter ensuite d\u2019un lion, qu\u2019il soumit \u00e9videmment tr\u00e8s facilement alors que son principal rival \u00e9choua de peu face au rhinoc\u00e9ros qu\u2019il avait d\u00fb choisir pour combler son retard au poids.<\/p>\n<p>Bien que ces \u00e9preuves de lutte, de lancer de javelot et de lancer de poids aient \u00e9t\u00e9 ajout\u00e9es sur suggestion de l\u2019Ambassadeur de Gr\u00e8ce, jamais aucun soldat grec ne vint se mesurer \u00e0 ceux du Royaume lors des jeux d\u2019hiver.<\/p>\n<p>Cette absence remarqu\u00e9e \u00e0 des \u00e9preuves faites pour eux n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 r\u00e9ellement expliqu\u00e9e.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Philippe<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avec une grande nouvelle, car de longues recherches ont enfin permis de d\u00e9couvrir l&rsquo;origine des jeux d&rsquo;hiver!<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"ngg_post_thumbnail":0,"footnotes":""},"categories":[18,142],"tags":[141],"class_list":["post-2546","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-blogging","category-pensees-vagabondes","tag-pensees-vagabondes"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.fredericdrouot.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2546","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.fredericdrouot.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.fredericdrouot.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.fredericdrouot.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.fredericdrouot.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2546"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.fredericdrouot.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2546\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2547,"href":"https:\/\/wp.fredericdrouot.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2546\/revisions\/2547"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.fredericdrouot.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2546"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.fredericdrouot.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2546"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.fredericdrouot.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2546"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}