Oh France, terre de toutes les libertés,
De ton trône aujourd’hui, piétiné et détruit.
Les racines profondes que l’histoire t’a données,
Se dessèchent peu à peu sous la fureur, le bruit.
Autrefois forte en ton âme, au cœur battant, fier,
Tu as vu de tes yeux les combats légendaires.
Mais aujourd’hui ta force semble diminuer,
Et dans l’oubli tu laisses ceux qui te furent piliers.
Toi, terre des Gaules, où nos ancêtres naquirent,
Sous ton ciel bleu profond, leurs rires résonnèrent.
Abandonnant leur âme au vent sans coup férir,
Maintenant, tu dédaignes ces fils nés sur ta terre.
Les autochtones de France, héritiers légitimes,
Voient leurs droits sacrifiés aux caprices du temps.
L’ombre de la défaite, jusque dans l’intime,
Brûle et consume leurs âmes, irrémédiablement.
Oui, ta faiblesse se montre à chaque politique,
Les mots de liberté et de fraternité,
dans les verbiages de nos chers députés,
Ne sont pas plus que de la rhétorique.
Quant à l’égalité, toujours une belle promesse,
Par cette belle assemblée, prompte à l’équité,
Incapable de lever les ambiguïtés,
Les discours s’enchaînent, idiots et sans prouesse.
Les chiffres ne mentent pas, et tracent encore l’écart,
Les députés s’écharpent, l’hypocrisie s’incruste.
Tout cela pour finir dans un beau placard,
Assurément qui ne manque pas d’un certain lustre.
Nobles ou gueux, tous héritiers de ces chrétiens,
Nous sommes tous redevables, croyants ou païens,
A nos philosophes, et tous nos autres anciens.
C’est juste du respect à notre héritage commun.
Que ce poème, comme un cri vers le destin,
Te rappelle à l’honneur et t’enivre enfin !
Ressuscite ces âmes oubliées de ces temps anciens,
Elles sont l’héritage de notre futur commun.
