Sous le regard du ciel, de géants immobiles,
Qui, dans leur silence, s’adressent à l’homme volubile,
les anneaux racontent l’ombre des siècles anciens,
Ils se dressent en témoin, jour et nuit, là sans fin !
Ses feuilles murmurent en secret des divines prières
Et les branches s’étendent comme des doigts de lumière.
Ils portent le poids des années, toujours plus haut.
Quand l’homme se meut à grand pas vers son tombeau.
Dans l’arbre, le temps se plaît, comme un rêve éveillé.
Il nous appelle à écouter la voix de la terre.
Pour que nos cœurs apprennent à se réconcilier,
Et, que nos âmes grandissent enfin vers la lumière.
Et ils gardent en mémoire des vents tumultueux.
Comme un témoignage, que la nature s’obstine,
Ils se redressent toujours, encore plus majestueux,
nous rappelant ainsi, leurs vraies essences divines.
Éternels témoins muets, des saisons qui passent,
Même marqués par le temps, rien ne les lassent,
Il en faut beaucoup pour les abattre, une destruction ?
Et leurs racines sont une promesse de résurrection !
